J’ai découvert le week-end dernier le fonctionnement d’un robot de traite

J’ai découvert le week-end dernier le fonctionnement d’un robot de traite,

étape supplémentaire dans l’automatisation. Celui-ci dépasse en effet celle d’une salle de traite classique : il faut s’imaginer toute une organisation automatique pensée et construite autour de la traite.

Différentes aires se succèdent, ayant chacune une attribution précise (alimentation, couchage, attente), rythmées par des portes de circulation et des portillons commandés par le robot. Un véritable parcours de labyrinthe où tout est calibré! Les vaches sont ainsi guidées dans un circuit où se succèdent zone d’alimentation, parc d’attente, couloir de guidage, couloir d’accès, module de commandes, box de traite et, enfin, couloir de retour.

C’était plutôt étrange de voir ces vaches aller se faire traire d’elles-mêmes, même si on m’a expliqué que cela fut long. Elles ne le font pas naturellement au début : c’est quelque chose qu’elles ont appris au fil du temps (par exemple en étant attirées par un aliment appétant) ! Même si l’agriculteur a été obligé à deux reprises d’aller en pousser une qui refusait d’aller se faire traire, quoique ses mamelles étaient pleines!

D’ailleurs, celui-ci ne délaissait pas pour autant ses bêtes, comme on pourrait le croire en parlant d’automatisation complète : il les observait, analysait en temps réel toutes les données transmises par le robot de traite, prêt à intervenir en cas de problème. Il m’a d’ailleurs expliqué que si ces installations étaient l’une des réponses à la pénurie de main d’œuvre, elles soulevaient d’autres difficultés, car le personnel spécialement formé à leur utilisation est encore rare. Il faut en outre plusieurs mois de mise en place avant d’obtenir une installation réellement fonctionnelle et adaptée à telle exploitation laitière concrète.